Julien Leveque livre sa vision de la chasse

Coupe du Monde de football oblige, le rythme de publication sur le site s’est quelque peu ralenti. Je profite néanmoins de quelques instants de libre pour continuer notre nouvelle série consacrée à la présentation de chasseurs passionnés. Aujourd’hui, rencontre avec Julien Leveque, 23 ans, qui habite près de Marne-la-Vallée en Seine-et-Marne (77), et qui travaille dans une exploitation céréalière.

Une passion développée depuis l’enfance

Julien m’explique qu’il va à la chasse depuis tout petit avec son père. C’est lui qui l’a initié, au début, à la chasse au petit gibier. Par la suite, son grand père, installé en Côte d’Or, lui a donné goût aux battues. Ensemble, ils chassaient essentiellement le sanglier, accompagnés de 6 anglos et griffons nivernais. « Avoir cette complicité avec mon père et voir le travail des chiens m’a tout suite plu ».

Julien commence la chasse accompagnée à l’âge de 15 ans. Un an plus tard, il obtient son permis avec brio. D’ailleurs sa première saison reste encore inoubliable, avec 5 sangliers et 3 chevreuils à son actif. Et quand je lui demande quel est son meilleur souvenir de chasse, il me répond sans hésitation que sa première battue est gravée dans sa mémoire: 2 sangliers et un brocard tués dans la journée !

Quand la chasse rime avec bonheur et désillusion

« A l’heure actuelle, je chasse sur deux territoires avec mes épagneul bretons: le samedi, j’ai une action où nous chassons le gros gibier sur 150 hectares de bois dans l’Aisne (02), avec une équipe de copains. Chaque saison nous arrivons à prélever près d’une dizaine de chevreuil et sangliers. Le dimanche, je chasse seul le petit gibier (perdrix, faisan, lapin, bécasse) près de Meaux ».

Notre passionné est équipé d’un fusil FAIR, calibre 12, qu’il approvisionne avec des balles flèche SAUVESTRE. Léger (2,7kg) et sûr, ce fusil est idéal pour la traque. Julien dispose aussi d’une carabine, une Browning Bar 270 WSM avec point rouge docter, mais qu’il utilise moins souvent. « Sinon, j’ai deux épagneuls: j’ai perdu VANDA il y a 3 semaines, la chienne de mes débuts. C’est avec elle que j’ai passé mes plus beaux moments à la chasse, notamment ce jour où j’ai pu tiré un sanglier de 80kg après un long ferme à la tombée de la nuit. Cela a été un moment très difficile de la voir nous quitter, mais je viens de reprendre une petite épagneul, JINA, que je commence à dresser et qui a l’air prometteuse ».

Julien Leveque et son chien

Notre loisir vu par le grand public

« La chasse est quelque fois mal perçue et critiquée par le grand public. Ceux qui nous dénigrent sont souvent des écolos de fauteuil, qui ne comprennent pas que les chasseurs entretiennent et aménagent les territoires, gèrent et régulent les populations de gibier. Sans nous, beaucoup de problèmes surviendraient. Par exemple, dans mon secteur, nous prélevons environ 400 sangliers par an. Combien y en aurait-il dans un, deux ou trois ans, si les chasseurs n’intervenaient pas ? Combien d’accidents de la route sont évités grâce à notre action ?  Qui viendrait payer les dégâts de gibiers aux agriculteurs ? La chasse est un plaisir, une passion mais pas que… » m’indique Julien.

A ce propos, si vous souhaitez en découvrir davantage, sachez que Julien a créé une page Facebook (La chasse, un plaisir, une passion) où il partage plein de choses très intéressantes. N’hésitez pas à y faire un tour !

Partagez cet article sur: